Le paradoxe de la stabilité du monde social

Le paradoxe de la stabilité du monde social

 

Ne vous est il déjà arrivé que le monde autour de vous, vous demande d’être stable alors que lui ne l’est pas ?

Je parle bien sûr du monde social.

Il vous est demandé d’être stable financièrement, en amour, dans vos humeurs…

Mais lorsque vous demandez un peu de stabilité autour de vous, votre entourage vous qualifie de psychorigide et vous dit que vous exagérez.

Pour ma part, j’aimerai tellement: de la stabilité dans les magasins sur les produits proposés à la vente et sur leur emplacement par exemple.

C’est fou, d’une année sur l’autre, impossible de racheter son jean ou ses chaussures préféré alors qu’ils sont si confortables et adaptés.

On en vient même à me reprocher de porter toujours les mêmes vêtements et de ne pas me plier à “la mode”.

 

La constance, une forme de stabilité?

 

barriére

Bien souvent, il nous est demandé de ne pas montrer nos émotions (surtout lorsqu’il s’agit d’émotions fortes).

Au risque d’être qualifié de dépressif ou d’égocentriste (en fonction de l’émotion exprimé).

Pourtant, les émotions font partie de la nature humaine ! Aussi, lorsque nous faisons de notre mieux pour ne pas les montrer, nous sommes qualifiés d’insensibles.

La constance dans les humeurs ne semblent donc pas être, non plus,  ce qui est attendu.

Mais qu’est ce que la stabilité alors ?

 

Je suis allée voir la définition que donne le dictionnaire Larousse sur le net pour vérifier :

 

(je vous passe les définitions de chimie et autre spécificités)

 

La stabilité est « le Caractère de ce qui se maintient tel, sans profondes variations, pendant un temps assez long. »

 

D’accord.

Donc, selon cette définition, l’emploi est instable, la mode est instable, l’économie est instable, l’amour aussi au vu de la facilité qu’on certaine personne à dire « je ne t’aime plus » au bout de 2-3 ans (quand ce n’est pas 2-3 mois  ou 2-3 jours) … et bien d’autres choses qui composent le monde sociale sont instables.

Je dois avouer que je ne comprends pas.

Comment un monde qui nous réclame à ce point d’être stable peut-il être, lui, aussi instable ?

On se retrouve à ne pas pouvoir être nous dans notre instabilité, et ne pas pouvoir être nous dans notre stabilité.

STOP !

 

Reprenons les bases…

 

tortue

Lorsque nous nous trouvons seuls chez nous, nous pouvons être nous-même, avec nos rituels et nos petites habitudes.

Cependant, lorsque nous rentrons dans le monde social, les choses deviennent plus difficiles. Il nous est demandé d’être “normal”, “comme tout le monde”, “de ne pas déranger” et en même temps, il nous est dit que pour être “heureux”, il nous faut “rester nous-même et se montrer tel que l’on est”.

(cet article aurait pu s’appeler les contradictions du monde social)

Il y a du vrai dans chacune de ces affirmations.

Lorsque l’on se trouve en société, il faut “jouer le jeu“. Il nous est demandé d’agir comme dans une pièce de théâtre.

 

“Bonjour, ça va ?

 

salut

Le matin, quand on vous dit “Bonjour, ça va ?“, personne ne s’attend à ce que vous répondiez à la question honnêtement. 

Il s’agit d’une question rhétorique, d’une formule de politesse à laquelle il vous faut répondre “Bonjour, ça va merci. Et toi ?“.

Il en va de même lorsque vous demandez si ça va à quelqu’un. La personne prendra ça pour de la politesse qu’utilisent les gens pour dire bonjour, et vous répondra en conséquence.

 

Il vous faut mettre de coté ce que le monde vous a appris dans ses grands discours et ses conseils moralisateurs.

(“sois un peu plus normal”, “tu réfléchies trop”, “il faut que tu sois toi-même”…)

 

éjecter

En fait, il faut vous créer votre propre réalité en donnant au monde social ce qu’il veut voir et entendre afin qu’on vous laisse tranquille.

Chaque lieu possède ses propres codes sociaux culturel qu’il vous faudra apprendre.

Chaque situation varie en fonction du lieu, du moment et des personnes qui la compose.

Il arrivera parfois, même en faisant de votre mieux, que vous commettiez des impairs, de conduite ou de comportement.

Mais n’oubliez pas une chose : Vous êtes humain avant tout.

Ne dit-on pas que l’erreur est humaine ?

 

Et si on commençait par le dessert ?

 

gateauPour survivre en société, il faut que nous assumions un minimum qui nous sommes.

Il m’a toujours été dit “Ne manges pas le dessert en premier, ça va te couper l’appétit !“. 

Cette phrase nous est répétée sans cesse durant notre éducation, si bien que dans le film Iron Man 2, Justin Hammer (L’un des antagoniste interprété par Sam Rockwell) reçoit à sa table Ivan Vanko (un autre antagoniste joué par Mickey Rourke), lui souligne pour montrer à quel point il est rebelle et anti-conformiste qu’il préfère commencer son repas par le dessert.

Si on suit cette logique, commencer son repas par le dessert nous fait manger moins et fait de nous des rebelles anti-conformistes ? 

Cool ! Je suis une rebelle qui veut maigrir justement, et j’adore le sucré.

Ne devrais-je donc pas me laisser le droit de commencer par le dessert si j’en ai envie?

Imaginez, au restaurant : “Bonjour. Je voudrais une glace, et ensuite, si j’ai encore faim, je prendrais les lasagnes”. 

La plupart des serveurs se tromperaient dans l’ordre des plats.

 

Lâchez l’opinion des autres.

 

ballon

Peu importe ce que vous ferez, vous trouvez toujours des personnes pour vous dire ce que vous devez faire ou ne pas faire, ce que vous devez pensez, et comment le penser.

Combien de fois ai-je entendu : “tu penses trop”, “ce n’est pas comme ça qu’il faut voir les choses”, “Si tu pense comme ça, tu n’avanceras pas” et bien d’autres…

C’est le jour où j’ai arrêté de fréquenter ce genre de personne qui veulent nous modeler à leur image, que j’ai arrêté de les écouter et de tenter de me normaliser que ma vie a changé.

C’est là que j’ai réussi à m’épanouir et à faire ce que j’aimais vraiment.

 

Osez être vous dans ce monde.

 

chat de Sponchia

J’ai arrêté de porter des talons. Mon manteau n’est pas très féminin, mais il me tient vraiment chaud. Mon cerveau a le droit de fonctionner à fond dans mes passions. 

Mes enfants quant à eux, ont des libertés que peu de personnes de mon entourage comprennent.

Prenons un exemple tout simple :

En récupérant ma fille à l’école, j’ai trouvé un mot dans son carnet de liaison me signalant qu’elle avait découpé sa trousse aux ciseaux. 

Si la maîtresse a pris le temps de m’écrire un mot, c’est certainement qu’elle a dû la réprimander. 

J’ai, de mon côté, fait le choix d’écouter ce qu’elle avait à dire sur le sujet.

Vous savez quoi ? Ses surligneurs prenaient trop de place dans sa trousse et la gênaient pour prendre ses affaires. 

Alors, elle s’est servie de la doublure pour créer une poche supplémentaire et gagner de la place. Je trouve que c’est un bel exemple de créativité, d’ingéniosité et d’adaptation au monde.

Pourtant, sa maîtresse n’a vu en elle qu’une enfant irrespectueuse qui dégradait son matériel.

Cette histoire montre bien qu’il est important de laisser de coté ce que le monde social nous a appris.

Nous devons revenir à ce qui nous constitue, peu importe le regard de ceux qui ne comprennent pas. 

Ce n’est qu’ainsi que notre propre stabilité et adaptabilité apparaît, nous permettant de créer notre bien-être, notre façon de vivre pour nous sentir bien.

 

Rappelez-vous.

Vous êtes humains.

Vous êtes fait d’émotions.

Vous êtes vous et vous méritez de vivre de la façon qui vous convient.

Je l’ai fait.

Vous pouvez le faire.

 

 

Je vous invite à laisser un commentaire afin de partager votre vécu de paradoxe dans le monde social qui vous entoure.

 

 

Photos du site pixabay:

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