Qu’est-ce que le syndrome d’asperger ?       Partie 2 sur 2

Qu’est-ce que le syndrome d’asperger ? Partie 2 sur 2

 

Lorsque je dis avoir le Syndrome d’Asperger, la plupart des gens n’y croient tout simplement pas. Que se soit dans le premier regard d’une personne que je viens de rencontrer ou dans celui d’un ami de longue date, je vois bien qu’il y en a encore qui pense que je raconte n’importe quoi. Que je ne sais pas réellement ce que je dis. Que j’ignore ce que c’est, d’être réellement autiste.
Et pourtant…
Pourtant, ce syndrome est bien là, et ce, depuis ma naissance.
Ma naissance, oui ! Car nous naissons autistes, nous ne le devenons pas, pour la majorité d’entre nous.

 

Les causes de l’Autisme

 

Actuellement, il existe 3 causes connues à l’Autisme.

 

1- Le manque d’oxygène a la naissance.

Il arrive parfois que le cerveau du bébé soit privé d’oxygène pendant quelques secondes au moment de l’accouchement. Cela peut provoquer chez l’enfant des caractéristiques semblables à celle de l’autisme.

 

2- L’usage de certains médicaments pris durant la grossesse.

(J’avoue ne pas mettre penché davantage sur ce point.)

 

3- L’hérédité

Bien qu’il n’ai pas été identifié de marqueur génétique spécifiques à l’autisme à l’heure actuelle, il a été démontré que la plus grande proportion des personnes touchées par des troubles du spectre autistique sont issus de familles ayant des membres touchés par ces troubles.

En effet, des études ont été menée sur des vrais et faux jumeaux afin de démontrer le côté héréditaire de l’autisme. Vous trouverez le lien en bas de cet article pour en savoir un peu plus si vous êtes curieux.

 

Appellation : L’autisme et le syndrome d’asperger

 

L’appellation exacte est : trouble du spectre de l’autisme dis « TSA ».

Trouble : parce que ce n’est pas une maladie, on ne peut pas guérir de l’autisme. On naît autiste et on le reste toute sa vie.
Spectre : parce qu’il existe autant de forme d’autisme que d’autiste. Chaque autiste présente des caractéristiques différentes et à différents degrés.

 

Et le syndrome d’asperger dans tout ça ?

Le syndrome d’asperger fait effectivement parti des troubles du spectre de l’autisme. On a souvent dit, pensé, cru que seules les personnes non-parlantes pouvaient être atteinte de l’autisme.
Moi la première, en parlant de mon fils.
Depuis tous petit, il présenté des particularités qui m’ont fait me poser la question. Mais mon ignorance me faisait penser « Mais non, il ne peut pas être autiste, il PARLE !! »

Cette erreur nous causa bien des désagréments et fut totalement réfuté huit années plus tard, lors de son diagnostic.

Les autistes parlants existent bel et bien, et l’on parle d’eux sous le nom de « syndrome d’Asperger ».

Le syndrome d’Asperger doit son appellation au Dr Hans Asperger qui a décrit pour la 1re fois cette particularité en 1944.
Ses autres appellations sont aussi : « Autisme de haut niveau » ;
« Trouble du spectre de l’autisme a symptomatologie modérée » ou encore « Autisme sans déficience intellectuelle »
Dans le langage courant, le terme « Aspie » est souvent utilisé pour désigner une personne ayant le syndrome d’asperger.

Aussi, dans la plupart des cas, un syndrome d’asperger est couplé avec un haut potentiel intellectuel. Ce n’est cependant pas automatique.

 

Fréquence

On parle d’une naissance sur cent. Mais certains articles que j’ai lu parle une naissance sur soixante.
Le trouble serait en moyenne plus fréquent chez les garçons que les filles.
Cependant, les filles sont souvent sous diagnostiquées, et leurs troubles sont souvent associer à d’autres causes. (Pour préciser tout ça, je ferais un article sur les « aspergirls »)

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L’Austime, une autre vision du monde ?

 

 

Je vais vous parler principalement du syndrome d’asperger. C’est-à-dire de l’autisme sans déficience intellectuelle.
Avant de rentrer dans la définition et description du syndrome d’asperger, je voudrais vous expliquer ce que ressent une personne autiste dans son quotidien :

Pour une personne autiste asperger, la mise en situation sociale peut être vécu comme un choc culturel qui se répéterait constamment.

Je trouve que le choc culturel est une bonne analogie car, lorsqu’une personne est plongée dans un contexte qui ne lui est pas familier, elle perd ses repères et ses bases habituelles. C’est une très grande source d’anxiété.

Imaginez-vous retrouver dans un pays dont vous connaissez parfaitement la langue, mais sans avoir appris les uses et coutumes, ou même les différentes expressions du langage de la population locale. La manière de serrer la main, ou quoi faire quand on rencontre quelqu’un, comment faire ses courses, les formules de politesse ou tous les signes de sympathie… que rien de tout cela ne vous ai été appris. Si vous gardez vos habitudes, vous risquez de surprendre plus d’une personne. Par exemple, si vous essayé de faire la bise à quelqu’un au japon, vous pouvez être sûr de recevoir un mauvais accueil, les contacts de ce genre étant très mal vu par la population japonaise.

Les expressions verbales, les mimiques de visages, les postures du corps, les normes, tous cela est normalement acquis tout au long de l’enfance par l’observation pour une personne neuro-atypique et c’est ce qui constitue en grande partie la culture sociale d’un pays.

Qui prendrait réellement le temps de vous expliquer chaque détail de la façon de vous comporter en présence d’autre personne une fois là-bas ? La plupart des gens risqueront de vous prendre pour un imbécile si votre comportement n’est pas adapté. Pourtant, ce qui est naturel pour eux ne l’est pas forcément pour vous, et votre intellect n’a rien avoir là-dedans.

À votre avis, combien de temps mettrait une personne adulte à connaître toutes les règles sociales posé et implicite d’un nouveau pays ?
1 mois ?
1 an ?
Plus ?
Combien de temps prend cet apprentissage pour qu’il devienne un automatisme, pouvoir le faire sans y penser ?

Je ne pense pas que quelqu’un soit vraiment capable de répondre à cette question.

Après tout, les règles sociales ne sont pas stables, elles évoluent en fonction du temps, des situations, des différentes personnes que l’on à en face.
Imaginez l’effort que cela demanderait en plus de la frustration qui en découlerait.

Une personne avec autisme n’a que rarement la possibilité d’apprendre à se comporter autrement que ce qu’elle a appris par elle-même, ou au prix d’interaction douloureuse avec les autres. Certains ont la chance d’avoir quelqu’un qui prend le temps d’expliquer spécifiquement quoi faire, et surtout pourquoi le faire, avec tout ce qui en découle. Mais c’est un travail constant auquel tout le monde n’a pas accès, se retrouvant perdu, sans comprendre pourquoi leur réaction n’était pas appropriée.

En sachant tout ça, pensez-vous qu’il est possible de vivre sereinement avec cette sensation de décalage permanente par rapport au monde social ?
Moi, je pense que oui.
Avec un peu de tolérance, un soupçon de « je m’en fous de ce que disent les autres » et de l’acceptation de la différence.
Acceptation de la différence de notre entourage, mais aussi et avant tout :

Il nous faut accepter notre propre différence.

 

Si cet article vous a plu, je vous encourage à le partager.

 

Sources :

Article sur l’étude de l’hérédité : https://theconversation.com/dans-lautisme-le-role-de-lheredite-est-preponderant-78384

Définition du choc culturel : http://cevug.ugr.es/africamideast/module_five/3-2.html

Image de Qimono

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